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La reprise des cours n’occulte pas le danger

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Présent au congrès de la FNP, Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, a été remercié pour les mesures rapides prises pour se protéger de la peste porcine africaine. © I. Lejas

Malgré la hausse du prix du porc tirée par la demande, les éleveurs restent inquiets de la situation sanitaire.

Après la pluie le beau temps. À l’instar du soleil rayonnant à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d’Armor) à l’ouverture du congrès de la Fédération nationale porcine (FNP) le 14 juin, le cours du porc retrouve des couleurs. « Le prix a gagné 35 centimes par kilo en à peine deux mois (1). C’est du jamais vu. De quoi redonner le moral aux éleveurs », a souligné Paul Auffray, président du syndicat. Les producteurs regrettent cependant que cette embellie soit tirée par la demande chinoise confrontée à une vaste épidémie de peste porcine africaine, et non par la mise en application des états généraux de l’alimentation (EGA). Et en Bretagne comme ailleurs, le temps peut vite changer.

Épée de Damoclès

« La situation sanitaire en Belgique est une véritable épée de Damoclès sur la tête des éleveurs, a averti Paul Auffret. Un seul cas en France et c’est la catastrophe pour tous. »

Présent au congrès, Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, a confirmé que la guerre n’était pas gagnée mais que la France allait dans la bonne direction. « Il ne faut pas baisser la garde. Les Belges la baissent alors que 700 sangliers ont été contrôlés positifs. Nous remobilisons les chasseurs côté français. Il reste 11 km de clôtures à édifier », a-t-il indiqué.

Isabelle Lejas

(1) 1,522 €/kg le 13 juin, au Marché du porc breton (MPB).

La régionalisation « en bonne voie »

« Nous attendons la régionalisation. La visite du président chinois et le travail mené par l’Inaporc nous font penser que c’est en bonne voie », assure Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture. Le principe de régionalisation, reconnu par l’organisation mondial de la santé animale (OIE) permet de poursuivre les exportations à partir des zones indemnes d’un pays touché par la peste porcine africaine.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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