Les travaux de débrousaillage ont été engagés dès la fin juillet. L’objectif ? Réaliser une « extension à l’ouest des clôtures déjà en place dans le département des Ardennes [pour contrer la peste porcine africaine présente en Belgique, NDLR], sur 20 km environ entre la commune de Pure, où s’arrête la clôture actuelle, et celle de Villers-Cernay, au niveau de la RN58, reliant Sedan (France) à Bouillon (Belgique) », précise le ministère de l’Agriculture le 21 août, interrogé par La France agricole.

La pose du dispositif est désormais imminente. Le terme des travaux est prévu fin septembre. « Cette extension relève d’un objectif de prévention maximale [...]. Elle n’est en aucun cas justifiée par des éléments nouveaux au plan épidémiologique. Il s’agit d’une réalisation coordonnée avec la Wallonie qui, de son côté, a mis en place plusieurs niveaux de rideaux de clôtures en vis-à-vis sur cette partie du territoire. » Selon le ministère, le coût des travaux côté français s’établit à environ 1 million d’euros.

596 sangliers tués

Au total, près de 110 km de clôture ont été érigées dans les départements des Ardennes (hors extension), de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle. Des battues de sangliers ont également été organisées. Le coût total de ces opérations s’élève à quelque 8 millions d’euros. Dans les zones blanches de dépeuplement établies dans les trois départements précités, le long de la frontière belge, 596 sangliers ont été tués depuis le 21 janvier dernier.

Au 16 août, « 66 animaux ont été retrouvés morts dans le cadre de la recherche active de cadavres de sangliers depuis le 16 septembre 2018, dont 46 en zone blanche et 20 en zone d’observation, tous prélevés pour analyse et négatifs au regard de la peste porcine africaine (PPA) », souligne le ministère. Depuis le 18 février, sur les 338 animaux abattus en zone blanche, « 70 ont été prélevés pour analyse. Les résultats obtenus sont négatifs au regard de la PPA. »

Vandalisme à répétition

Des « actes de dégradation et de vol de matériel » ont, par ailleurs, été commis « sur des installations mises en place en Meurthe-et-Moselle », rapporte le ministère de l’Agriculture dans un communiqué du 22 août. Des incivilités qui « compromettent les efforts collectifs menés et l’efficacité du plan d’action ».

La justice a été saisie par les pouvoir publics. En avril dernier, la préfecture du même département faisait état de « carreaux brisés et pneus crevés » sur des engins de chantier, ainsi que de « morceaux de clôture retirés du sol ».

Vincent Guyot