L’engagement d’Emmanuel Macron ne sera pas encore gravé dans la loi. L’amendement visant à interdire le glyphosate, avec des dérogations jusqu’en 2023, déposé par une cinquantaine de députés de la majorité, a été rejeté mardi à l’Assemblée. « L’inscrire dans la loi, c’est relancer des tensions », a convenu le rapporteur Jean-Baptiste Moreau, lui-même agriculteur. Le gouvernement a tout de même fait savoir qu’il maintenait le cap d’une sortie du glyphosate d’ici trois ans, et que les recherches sur les alternatives devaient être poursuivies.

D’autres amendements concernant les produits phyto ont été rejetés ou retirés par le gouvernement, comme l’encadrement de l’utilisation des phytos à proximité des habitations ou le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides.

Les députés ont en revanche adopté les amendements permettant la simplification des conditions d’autorisation des produits de biocontrôle et la réduction de leurs délais d’évaluation.

Adèle Magnard