Les enveloppes de crédits d’aides à la conversion sont à sec. Ce sont les régions qui allouent les aides du second pilier. Les plans sont dessinés différemment selon qu’on se trouve en Midi-Pyrénées ou en Nord Pas-de-Calais, mais sur une maquette établie par l’État à partir des dynamiques établies en 2014.

Dans certaines régions, rien qu’en 2015, les demandes ont été deux fois supérieures aux prévisions, et les Régions craignent que l’État ne soit pas au rendez-vous pour réabonder les fonds. « Il s’agit d’ailleurs d’un problème d’aides surfaciques qui concernent les enveloppes agro-environnementales dans leur ensemble », déplore Hélène Aussignac, conseillère à l’ARF.

La dynamique de conversion et de changement de pratiques est victime de son succès, mais « à enveloppe constante les régions se retrouvent en difficulté », elles doivent arbitrer avec les Draaf ainsi que la profession pour reventiler les crédits. « Sauf que Paul n’est pas toujours d’accord pour rhabiller Jacques », illustre la conseillère de l’ARF.

Puiser dans les agences de l’eau

Reste la solution de nouveaux financeurs. Dans une situation budgétaire tendue pour l’État, l’idée d’aller chercher de l’argent frais chez les agences de l’eau, dont les crédits dépendent du ministère de l’Écologie, fait son chemin, afin de répondre à la demande jusqu’en 2020.

Pauline Bourdois