Bien que peu connue du monde agricole, l’impact de l’ozone sur les productions végétales est chiffré depuis plusieurs années. L’Ademe (1) et l’Ineris (2) affinent, dans une étude mise en ligne début juillet 2020, les estimations déjà réalisées. Ainsi, en 2010, l’ozone a provoqué 962 millions d’euros (M€) de pertes en blé tendre, avec en moyenne une diminution de rendement de 15 %. En pommes de terre, les pertes s’élèvent à 212 M€ (- 11 % de rendement), en tomates à 9 M€ (- 2 %) et à 1 041 M€ pour les prairies (- 11 %).

Les deux organismes soulignent que « la tendance est à la baisse pour les prochaines années, mais les pertes restent importantes ». À titre d’exemple, ils estiment qu’en 1990, les pertes de rendement imputées à la pollution par l’ozone étaient de 25 % en blé tendre. En 2030, elles seraient réduites à 12 % (727 M€ de pertes) pour la céréale. Ce taux serait de 10 % pour les pommes de terre (177 M€), 1 % en tomates (3 M€) et 9 % en prairies (880 M€).

H.P.

(1) Agence de la transition écologique.

(2) Institut national de l’environnement industriel et des risques.

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