La Commission européenne a adopté, le 24 mars, un plan d’action pour le dévelop­pement de la bio dans l’Union européenne (UE). L’objectif est d’atteindre un quart de la surface agricole européenne en production biologique d’ici 2030. Pour y parvenir, chaque État membre est encouragé à utiliser les soutiens financiers de la politique agricole commune (Pac). Car il n’y aura pas de budget spécifique supplé­mentaire de l’UE pour accompagner cette croissance.

Ainsi, chaque pays est incité à prévoir dans son plan straté­gique national (PSN), déclinaison nationale de la future Pac, des budgets adéquats pour les aides au maintien et à la conversion à la bio, sans oublier les écorégimes. Si Bruxelles ne peut pas « forcer » les États, elle vérifiera si les moyens donnés à la bio sont assez « ambitieux ». Un PSN qui manquerait d’ambition pourrait donc être recalé…

Aujourd’hui, 8,5 % de la surface agricole de l’UE est en bio, avec de grands écarts. Pologne, Bulgarie, Roumanie, Irlande ou Pays-Bas y consacrent moins de 3 % de leurs surfaces. Le leader est l’Autriche (26 %), suivie de l’Estonie et de la Suède (20 %) puis de l’Italie (15 %). La France, elle, a 8,5 % de sa surface agricole utile (SAU) en bio.

S. B.