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Entre soulagement et colère

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La CGB s’est félicitée du vote des députés, estimant qu’il s’agit d’un « très bon signal pour la filière ». © D. Bardoux

Le vote des députés pour une dérogation de trois ans est loin de faire l’unanimité.

Le projet de loi permettant de déroger à l’utilisation des néonicotinoïdes sur les semences de betterave jusqu’en juillet 2023 fait toujours couler beaucoup d’encre. Adopté le 6 octobre dernier en première lecture à l’Assemblée nationale (313 voix pour, 158 contre et 56 abstentions), le texte satisfait la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB), pour qui c’est « une belle première étape, un très bon signal pour la filière ». Une position partagée par Cristal Union, Tereos et la Coordination rurale (CR), qui ont aussi salué ce vote. Mais la CGB et la CR rappellent qu’un travail sur les indemnisations serait crucial pour compenser les rendements « catastrophiques » observés cette année (1).

Passage au Sénat

En revanche, la Confédération paysanne reste opposée à ce texte, estimant qu’il y a « une volonté de maintenir des rendements importants et de garder les paysans sous la coupe des industriels ». Quant à l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) ou la Fondation Nicolas Hulot, elles dénoncent un vote « contre la biodiversité et la durabilité de l’agriculture ». Elles espèrent convaincre les sénateurs de se prononcer contre cette dérogation. Le texte doit, en effet, être examiné au palais du Luxembourg, le 21 octobre, en commission des affaires économiques, puis le 27 octobre en séance plénière.

M-A.B. ; R.B., O.D.; I.E.

(1) Lire aussi page 27.

La ministre assume

Interviewée sur CNews le 11 octobre 2020, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a dit « assumer complètement » la réintroduction temporaire des néonicotinoïdes pour les betteraves sucrières, avant d’ajouter qu’en tant qu’écologiste, elle voulait se « débarrasser de ces pesticides. Simplement, quand on a un obstacle, soit on peut se mettre la tête dans le sable comme certains le font en disant : “Y a qu’à, faut qu’on”, soit on agit en responsabilité, c’est ce que j’ai essayé de faire », s’est-elle défendue.

E.R.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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