«Les outils mis en place lors des États-généraux de l’alimentation (EGA) [...] doivent être pleinement exploités. » C’est la recommandation faite par Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, à l’issue du dernier comité de suivi des relations commerciales. Alors qu’une nouvelle période de négociations s’ouvre entre agriculteurs, industriels et distributeurs, la pression monte déjà. La Coopération agricole, l’Ania (industries alimentaires) et l’Ilec (marques de grande consommation) alertent sur le retour de la guerre des prix, incompatible avec la promesse des EGA. La FNSEA et JA demandent plus de transparence dans les négociations et une meilleure diffusion des indicateurs interprofessionnels. Et il n’est pas certain que Serge Papin, l’ex-P.-D.G. de Super U qui s’est vu confier par Julien Denormandie la mission d’améliorer la répartition de valeur dans la chaîne alimentaire (lire l’interview p. 21), réussisse à calmer les esprits.

M. S.