« Depuis novembre dernier, nous savons que la situation est compliquée sur le plan international. Qu’on arriverait très probablement dans les mois qui viennent à une rupture entre l’offre et la demande, compte tenu de cette situation sanitaire [en Asie, avec la peste porcine africaine, NDLR]. Mais la filière porcine est comme saint Thomas. Elle ne croit que ce qu’elle voit », expliquait Guillaume Roué, président de l’interprofession porcine (Inaporc), devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les pratiques de la grande distribution, le 7 mai. Résultat, dans les négociations commerciales de février, qui concernent notamment les produits transformés, « il ne s’est rien passé. […] Le résultat des courses aujourd’hui est dramatique. Les prix ont augmenté de manière sensible en un espace très court. » Selon le président d’Inaporc, « la situation actuelle risque d’entraîner des déficits importants chez les salaisonniers ». Pour les abattoirs, Guillaume Roué estime la situation différente, puisque les prix sont négociés à la semaine.

Éric Roussel