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Négociations commerciales : encore une année obscure

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Les discussions se clôtureront au plus tard le 28 février. © C. FAIMALI/GFA

Industriels laitiers et grande distribution se renvoient la balle lorsqu’il s’agit de transparence.

«Les distributeurs refusent de prendre en compte la hausse des prix sur le marché laitier et exigent de leurs fournisseurs des baisses de prix supplémentaires », dénonçait la Fédération nationale de l’industrie laitière (Fnil), dans son communiqué du 13 février. Tous secteurs confondus, les enseignes « demandent des déflations allant de 2 à 8 % », complétait Jean-Philippe Girard, président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), au micro de FranceInfo, le même jour.

Du côté de la distribution, Système U, dans un communiqué du 8 février, demandait « à ses fournisseurs/industriels de faire figurer dès maintenant dans leurs conditions générales de vente (CGV) un prix de référence du lait payé aux producteurs ». Cette disposition figure dans les textes de la loi Sapin 2 mais, pour des raisons de calendrier d’application, les industriels n’y sont pas contraints cette année. « Nous n’avons eu aucune proposition en ce sens à ce jour », nous confiait Système U, cinq jours après leur demande.

« Ce n’est pas moi, c’est l’autre »

« Je veux bien donner le prix du lait mais je veux que la grande distribution donne également ses prix et fournisse ses marges, leur répondait Jean-Philippe Girard. On est un peu dans une cour d’école », où chacun joue le rôle du « ce n’est pas moi, c’est l’autre », a-t-il conclu.

Le gouvernement tente de jouer les médiateurs. Le 9 février, Michel Sapin, ministre de l’Economie, et Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, ont réuni les représentants des filières pour « s’assurer du bon déroulement des négociations ». Ils « ont rappelé la nécessité que les négociations tiennent compte […] du contexte de remontée des cours ». « La tentation est grande pour chacun de se renvoyer la responsabilité sur le thème « c’est la faute de ». Pour nous, le vrai juge de paix sera le prix payé à la production », a commenté la FNSEA.

Marylou Bressand
La LME pointée du doigt

La guerre des prix entre enseignes de la distribution, instaurée par la Loi de modernisation de l’économie (LME), est dénoncée par de nombreux acteurs de la filière. Les industriels demandent à sortir des négociations qui ne portent que sur les prix, pour aller vers des discussions sur les produits et la qualité. Dominique Chargé, représentant des coopératives laitières, demande une refonte du cadre réglementaire.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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