C’est la troisième fois cet automne que les agriculteurs se sont retrouvés pour exprimer leur désarroi. Le mardi 22 octobre 2019, ils étaient entre 50 et 300 par département à s’être mobilisés, malgré la charge de travail conséquente en cette période de l’année.

« Emmanuel Macron ne peut pas rester sourd à l’appel à l’aide des agriculteurs, a expliqué Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. Il est aujourd’hui impossible de débattre […] Nous méritons considération. » D’où le slogan affiché par tous les départements : « Macron réponds-nous ! »

De nombreuses actions ont eu lieu dès le lundi 21 octobre et se prolongeront toute la semaine. Campagne d’affichage dans les champs, dégustation de produits locaux, mobilisations devant les préfectures ou actions en GMS. « Nous souhaitons échanger avec les citoyens », a déclaré Arnaud Gaillot, secrétaire général de JA.

Pour la présidente de la FNSEA « un cap a été franchi. » Les syndicats dénoncent notamment l’acharnement médiatique et le dénigrement du monde agricole : « Nous attendons que le président de la République apaise le climat et affirme sa confiance aux agriculteurs. »

Apaiser les tensions

Pour autant, « les consommateurs nous comprennent et nous soutiennent » quand il s’agit du Ceta, ajoute la présidente. Distorsions de concurrence, application de la loi EGA, consultation sur les ZNT, les revendications sont nombreuses, « nous attendons du Président des gages de confiance et un horizon dégagé », insiste-t-elle. Le secrétaire général de JA confie qu’une nouvelle action pourra être reconduite, dès la mi-novembre, sans retour de la part du gouvernement.

A.Gambarini