Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, a provoqué une réunion entre syndicats et opérateurs commerciaux (1) dans le cadre de sa journée de visites dans le Puy-de-Dôme, vendredi 16 octobre (lire également en page 26). « Il a clairement exprimé son objectif d’une meilleure valorisation des broutards pour les éleveurs français, souligne avec satisfaction Christian Bajard, coordinateur du berceau des races à viande du Massif central. Il s’agit, collectivement, de mieux valoriser la qualité génétique et sanitaire des broutards français sur le marché italien – composé à 80 % d’animaux français – et ouvrir de nouveaux marchés en Europe et vers les pays tiers. »

Un prochain rendez-vous, faisant état d’actions concertées entre la Fédération nationale bovine, les opérateurs commerciaux et les services du ministère, a été fixé dans trois semaines. Un défi d’envergure, dont les éleveurs sont en droit d’attendre des avancées concrètes.

Monique Roque-Marmeys

(1) Étaient présents : la Fédération nationale bovine, le berceau des races à viande du Massif central, les groupes coopératifs
Deltagro, Eurofeder, Bevimac et la Fédération française
des commerçants en bestiaux.

Votre analyse du marché - Bovins maigres

L’offre est modeste sur les marchés

Sur les marchés, les apports restent mesurés, les éleveurs étant toujours accaparés par les travaux de saison. Du côté de la demande, les engraisseurs italiens conservent des besoins de rotation malgré des coûts de production élevés. L’Espagne exprime également des besoins, même s’ils sont moins élevés que l’an passé. Ce dernier débouché entre en concurrence avec le marché intérieur, qui a réactivé sa production à l’engraissement souvent soutenue par une filière d’abattage pour assurer l’approvisionnement des outils industriels.