«La Covid a créé des pommes de terre sans marché, avec des retraits de quantités importantes vers l’alimentation animale, la méthanisation ou le compostage », rappelle Geoffroy d’Évry, président de l’UNPT (1). C’est pour cela qu’une aide de 10 millions d’euros (M€), toujours pas versée, avait été annoncée en juin par l’État. « Nous sommes encore sur l’élaboration du plan, avec finalement une aide directe aux producteurs de 4 M€ », informe l’UNPT. Pour les 6 M€ restants, au départ destinés aux industriels, l’État s’orienterait vers l’accompa­gne­ment du plan de relance. « On ne va pas commencer à mélanger tous les sujets !, a jugé Geoffroy d’Évry. Nous demandons que ces 6 M€ soient sanctuarisés et non pas intégrés dans ce plan. » Les producteurs estiment que ce dernier pourrait intégrer la coûteuse mise aux normes des bâtiments de stockage faisant suite à l’arrêt du CIPC. Ils demandent que l’État respecte son engagement avec une aide conjoncturelle, et non structurelle comme le sont le plan de relance et la mise aux normes des bâtiments.

C. F.

(1) Union nationale des producteurs de pommes de terre.