«Réguler les loups n’est pas une problématique agricole, les espaces vont se vider si on n’agit pas », alertait Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, en conférence de presse le 27 août chez Julien Giraud, installé à Valensole, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Pour cet exploitant de la région, la plus touchée par la prédation (lire encadré), la situation est intenable. Les attaques ont lieu près de sa bergerie, sous les yeux de ses enfants et des villageois, qui commencent à craindre le prédateur après l’avoir encensé.

Pas de gestion différenciée

« Les troupeaux attaqués sont protégés, insiste Michèle Boudoin, de la Fédération nationale ovine (FNO). Nous voulons que les éleveurs puissent avoir le droit de se défendre partout en France, dès la première attaque. Nous ne voulons pas de gestion différenciée, contrairement à ce que disent les rumeurs. Les loups ne doivent plus rester dans l’impunité. Les troupeaux sont non protégeables quel que soit l’endroit où ils se trouvent. »

La responsable salue l’action de la brigade loup mais regrette qu’elle ne soit pas généralisée à l’ensemble du territoire.

Après l’annonce du départ de Nicolas Hulot, Michèle Boudoin souhaite que son remplaçant tienne davantage compte de la souffrance des troupeaux et des éleveurs. « J’espère qu’il se tournera rapidement vers le ministère de l’Agriculture, qui finance la plus grande partie de la gestion du loup », ajoute-t-elle.

M.-F. M.