L’examen du projet de loi climat a repris à l’Assemblée nationale le 29 mars, concernant notamment l’instauration d’une redevance sur les engrais azotés minéraux. Le sujet avait déjà fait débat au cours de la réunion de la Commission spéciale le 18 mars dernier, certains députés estimant que cette taxe n’est pas à la hauteur « de ce que demandait la Convention citoyenne ». D’autres souhaitent son retrait car elle créera « une distorsion de compétitivité entre les agriculteurs français et ceux des autres États membres. »

Syndicats mécontents

Du côté des syndicats agricoles, les réactions n’ont pas manqué. La FNSEA et JA ont appelé, le 23 mars, à la mobilisation des parlementaires pour supprimer la création de cette redevance. « Peut-on vraiment parler de “surfertilisation” des cultures quand on sait que les livraisons en azote ont diminué de 20 % depuis 1990 et que les rendements en céréales ont augmenté de 30 % dans le même temps ? », se questionnent-ils. Ajoutant que « le gisement en matières fertilisantes d’origine organique ne permettra pas de couvrir l’ensemble des besoins ».

La Coordination rurale a, quant à elle, réaffirmé, le 24 mars, « son opposition à tout renforcement des prélèvements et à la création d’une nouvelle taxe sur le dos des agriculteurs, risquant surtout d’alimenter le fonctionnement opaque de structures para-agricoles n’apportant rien à l’agriculteur ».

À l’inverse, la Confédération paysanne participait, le 28 mars, aux mobilisations organisées dans tout le pays pour exiger « de rehausser l’ambition du projet de loi climat et résilience ».

C.F.