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Les grèves freinent le transport des grains

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La plupart des ports français sont concernés. Alors que les grèves continuent, les opérateurs de la filière céréalière commencent à faire leurs comptes.

Les arrêts de travail à la SNCF et dans les ports mettent à mal l’activité d’exportation des céréales et la logistique pour le fret intérieur.

Les grèves de décembre perturbent l’activité des opérateurs de la filière céréalière, notamment les organismes stockeurs (OS), confrontés à l’annulation de trains pour acheminer les céréales vers les ports d’exportations. « 75 à 100 % des trains ont été annulés. Les entreprises se sont reportées sur des camions, mais seulement 5 à 20 % du flux est compensé ainsi, explique Anne-Laure Paumier, directrice générale de La Coopération agricole Métiers du grain. Ce changement de mode de transport entraîne un surcoût de 5 à 10 €/t. »

La situation est également alarmante dans les ports français, en raison de la grève du personnel chargé de la manutention portuaire, des éclusiers et des sociétés de remorquage. Avec, pour conséquence, la congestion des terminaux et le blocage des accès aux sites logistiques. Les navires ont souvent dû être détournés vers d’autres ports.

« En décembre, les chargements de bateaux ont été perturbés par les mauvaises conditions météorologiques et par la grève des dockers », confirme Simon Aimar, directeur de l’activité céréales à la Sica Atlantique (Charente-Maritime). De plus, les exportateurs, découragés par les mouvements sociaux, ont annulé des bateaux ou se sont tournés vers des navires plus petits, sans besoin de remorquage.

« Les entreprises avaient anticipé la grève du 5 décembre, mais pas qu’elle dure aussi longtemps, ajoute Anne-Laure Paumier. Le surcoût significatif se répercute sur l’ensemble de la filière et, in fine, sur l’agriculteur. »

I.E. et J.P.

Grossistes affectés

Au Marché d’intérêt national (Min) de Rungis, la grève a eu des répercussions chez certains grossistes, surtout pour ceux dont la clientèle se trouve à Paris et qu’ils livrent. Le commerce des fruits et légumes a, notamment, été très touché.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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