La colère ne désemplit pas au sein de la profession, à la suite du vote des députés en faveur du Ceta, le 23 juillet. Des permanences d’élus de La République en Marche (LREM) ayant voté pour l’accord ont été dégradées dans plusieurs départements. Ce fut le cas à Vesoul (Haute-Saône), où Jeunes Agriculteurs (JA) et la FNSEA ont muré la permanence de Barbara Bessot-Ballot le 26 juillet. Les deux syndicats l’accusent de « trahison ». La députée se serait engagée auprès des agriculteurs à ne pas voter pour le Ceta. En Haute-Garonne, la protestation est montée d’un cran le 1er août. Deux permanences ont été prises à partie et du fumier a été déversé devant la préfecture de Toulouse.

Interrogé sur ces manifestations par Europe 1, Jérémy Decerle, l’ancien président JA devenu eurodéputé LREM, a assuré soutenir les agriculteurs « qui ont besoin de réponses et d’attention » et a relativisé leurs actions. Il y a une « grosse différence entre le vandalisme et quelques tonnes de fumier, des parpaings juste empilés devant une permanence ».

B. Q.