Les Safer épousent la nouvelle carte des Régions, en passant de vingt-cinq à quinze établissements d’ici 2019. C’est la contrepartie de pouvoirs renforcés accordés par la loi d’avenir agricole de 2014.

Pourtant la réforme, présentée à l’occasion du congrès de l’organisation de régulation du foncier à Brest, les 15 et 16 décembre, a fait grincer des dents. Certains se sont montrés furieux d’être mis devant le fait accompli, dénonçant aussi une apparente centralisation des pouvoirs. « C’est un changement profond auquel nous ne sommes pas préparés. Nous avons besoin d’un temps de réflexion », ont demandé des présidents de comités techniques. Emmanuel Hyest, le président de la FNSafer s’est voulu rassurant : « Vos inquiétudes sont légitimes, mais cette réforme adapte simplement la gouvernance à la régionalisation, ce n’est pas une révolution. L’objectif reste de maintenir et accentuer la proximité avec les territoires. »

Fin des subventions

Le sujet est délicat car cette mutation coûte cher et toutes les Safer n’ont pas la même santé financière. Le président a ainsi déploré la perte de la subvention de 4 M€, qu’il juge d’ailleurs « modeste quand 500 M€ sont consacrés aux territoires urbains ». « Est-il acceptable qu’une mission d’intérêt général ne soit pas justement financée ? »

Arielle Delest