La Fédération nationale bovine (FNB) s’est rendue au ministère de l’Agriculture le 26 juillet. S’y tenait une table ronde en présence de Stéphane Le Foll, à la suite des annonces de Bruxelles du 18 juillet. Les mesures évoquées par la Commission européenne ne satisfont pas le syndicat, qui craint un risque d’arrivée massive de vaches laitières dans les abattoirs, entraînant une nouvelle chute des cours de la viande. « Nous avons dénoncé au ministre l’effet domino qui s’abattra sur l’élevage allaitant », reprend Jean-Pierre Fleury, qui estime que « les éleveurs allaitants sont la variable d’ajustement du bazar de la production laitière ». Il veut faire entendre au ministre que, sans une bonne maîtrise de la production laitière, le risque existe d’ajouter une nouvelle crise à celle qui secoue déjà la filière viande bovine. « C’est irresponsable de pousser la production laitière à se délester ainsi de son cheptel », martèle-t-il. Le syndicat attend que soit décliné le plan d’aide européen pour redresser de façon durable le marché de la viande bovine. Et appelle la filière à se restructurer.

Hélène Chaligne