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Les éleveurs laitiers toujours en colère

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Suite aux promotions, la FDSEA de Dordogne appelait à manifester le vendredi 10 février. © FDPL DORDOGNE

Les revendications continuent envers les industriels mais aussi la distribution.

Malgré des prix orientés à la hausse, la situation des éleveurs laitiers peine à s’améliorer, alors que deux dates déterminantes approchent. Le 28 février, les industriels et la grande distribution clôtureront leurs négociations commerciales annuelles. Le 1er avril, ce sont les accords-cadres entre organisations de producteurs (OP) et transformateurs laitiers qui devront être signés, du fait de la nouvelle loi Sapin. Dans ce contexte, les relations au sein de la filière se crispent et les éleveurs multiplient leurs revendications.

Lactalis encaisse les coups, après la rupture unilatérale des contrats avec cinq éleveurs ayant témoigné sur France 2. Un boycott des produits Lactalis a été lancé sur les réseaux sociaux, ainsi qu’une campagne de soutien avec le # Je suis les cinq éleveurs laitiers Lactalis. Le géant laitier mayennais n’est pas le seul à être décrié. L’Organisation des producteurs de lait de la Coordination rurale reproche à Sodiaal sa stratégie peu transparente à propos de la vente de Yeo Frais aux Maîtres laitiers du Cotentin.

Produits bradés

Le syndicat Jeunes agriculteurs dénonce « les enseignes de la grande distribution (qui) pratiquent depuis plusieurs semaines des promotions atteignant - 60 %, voire plus, sur les produits laitiers ». En Dordogne, des éleveurs de la FDSEA ont recensé les promotions en supermarchés et ont fait carton plein. Ils ont trouvé du fromage à moitié prix (voir photo). Idem pour le beurre, qui est pourtant une matière en pénurie pour laquelle les cotations sont au plus haut. L’OP Lait bio Seine et Loire ne fait pas de jaloux et demande « aux transformateurs, aux distributeurs et aux consommateurs de ne pas rentrer dans le jeu du prix le plus bas ».

Marylou Bressand
Réguler avant les crises

« Peut-être aurait-il mieux valu mettre en place l’aide à la réduction de collecte plus tôt ? », interpelle le think tank Momagri, qui rappelle les surcoûts liés à la surproduction de lait, en particulier le stockage public. À l’automne, 27 des 28 États membres de l’Union européenne ont ouvert une mesure de réduction de collecte, qui a connu un franc succès. « Même s’il est loin d’être parfait, ce type de programme volontaire et incitatif pourra constituer une référence pour enfin doter la Pac d’outils de régulation modernes », poursuit Momagri.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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