La loi sur l’équilibre des relations commerciales poursuit son cheminement législatif. Avant les débats parlementaires en séance publique, qui devraient débuter le 22 mai 2018, la commission du développement durable de l’Assemblée nationale a voté un amendement visant à reconnaître « une exception agriculturelle » dans les échanges commerciaux internationaux.

Il s’agirait, en d’autres termes, d’assumer un traitement différencié des négociations impactant l’agriculture, en raison « des enjeux relatifs à l’indépendance alimentaire des États, à la sécurité des consommateurs et à la préservation de l’environnement ».

La Coordination rurale, qui défend cette revendication depuis ses débuts, a salué une « grande victoire ». Tiendra-t-elle jusqu’au vote final ?

Un oubli

Les travaux vont maintenant se poursuivre en commission des affaires économiques. Peut-être l’occasion de revenir sur un oubli dans le texte : l’inscription du principe de pluriannualité des accords de filières, pourtant annoncé par Emmanuel Macron. « J’en ai parlé au député Jean-Baptiste Moreau, le rapporteur. Il doit absolument relancer cela, parce que ce sera la seule façon d’aller vers une réconciliation », a indiqué Serge Papin, P.-D.G. de Système U, lors du congrès de la FNSEA, le 28 mars.

Alain Cardinaux