«Le coût de production est-il obligatoire dans le calcul du prix du lait ? Pouvons-nous intégrer deux Organisations de producteurs (OP) ? Est-il possible de quitter une OP ? Y a-t-il une durée de préavis ? » Autant de questions qui reflétaient l’opacité de la contractualisation aux yeux des éleveurs, lors du 10e colloque de l’Organisation des producteurs de lait (OPL) de la Coordination rurale. À cette occasion, Véronique Le Floc’h, présidente de l’OPL, a insisté sur l’importance de réduire le nombre d’OP et de créer des Associations d’OP (AsOP), regroupant idéalement les OP et les coopératives d’un même territoire. « La force des OP transversales, c’est de connaître le prix des autres laiteries lors des négociations », a témoigné Denis Jehannin, vice-président de l’OP France Milk Board (FMB) Grand Ouest. Ce dernier a mis en garde les éleveurs sur la signature hâtive de contrats ou d’avenants avec les laiteries, suite à l’application de la loi Sapin 2. Il rappelle qu’en OP, la date de signature est repoussée de trois mois.

Marylou Bressand