Lorsque la banque prête cent euros, « il y en a 90 qui ne lui appartiennent pas. La banque n’a pas vocation à couvrir tous les risques », insiste Christian Leveaux, du Crédit agricole de l’Aisne. Interpellé, jeudi 7 décembre, lors d’un colloque sur l’installation en élevage organisé par l’Association française de zootechnie, le banquier affirme que les porteurs de capitaux, comme les fonds d’investissement, s’imposeront pour le financement de projets, même en élevage. « En plus des capitaux du chef d’entreprise et de la dette bancaire, on aura de plus en plus de porteurs de capitaux. Ils ne viendront pas forcément au niveau du capital de l’entreprise, mais sous la forme d’obligations. À l’avenir, on aura le chef d’entreprise, sa banque et d’autres acteurs. » Ils ne seront pas concurrents mais partenaires, selon lui. Christian Leveaux réfute enfin toute opportunité d’ingérence dans l’exploitation. « Le mieux est qu’ils apportent des capitaux pour une durée limitée, et en passant par une structure intermédiaire. »

Rosanne Aries