Transmission et installation, tel était le thème annoncé du 12e congrès de l’Organisation des producteurs de lait (OPL, branche lait de la Coordination rurale), le 5 avril à Bagnoles-de-l’Orne. Un angle qui a rapidement dévié sur le prix du lait l’après-midi, lors de la table ronde qui réunissait des représentants d’organisations de producteurs (Danone, Savencia, Gillot, France Milk Board) et Rémi Lescène, responsable achat Grand-Ouest de Savencia (ex-Bongrain). « C’est bien beau de disserter sur la restructuration du secteur laitier […], mais si nous pouvions gagner 100 €/1 000 l de plus, tous les problèmes seraient résolus. Nous pourrions embaucher, rendre le métier viable et vivable, et recréer des vocations », a recadré fermement un éleveur présent dans la salle.

Selon l’OPL, les filières françaises auraient « largement les moyens » de redistribuer 100 €/1 000 l de marge et couvrir les coûts de production évoqués à 422 €/1 000 l (1). « Le lait français est valorisé à 1 250 €/1 000 l contre 700 €/1 000 l en Allemagne avec la même paye pour les éleveurs. Ce différentiel de 550 € montre qu’il y a de la marge. Ce n’est pas que du coût social ! », tempête Véronique Le Floc’h ; la présidente de la branche lait de la Coordination rurale.

Alexis Dufumier

(1) Méthode Rica, moyenne cinq ans (2016).