LDC souhaite intégrer Doux dans son projet de reconquête du marché français de la volaille, mais aussi comme voie d’entrée sur les marchés internationaux. Le groupe sarthois a déposé une offre de reprise le 28 mars, après celle de l’ukrainien MHP. Ce plan comporte un volet pour les produits de volailles destinés aux marchés industriels et de la restauration, avec la construction d’une usine à Châteaulin (Finistère) d’ici à 2020 (55 M€ d’investissements) et l’utilisation de la marque Doux à l’international. À l’exception des marchés historiques dans les pays du Golfe : le deuxième actionnaire de Doux et son principal client, le saoudien Al Munajen, reprendrait l’usine de Châteaulin. LDC achèterait aussi l’unité de Quimper (produits élaborés) et tous ses salariés, et y investirait 5 M€. Le site de Plouray, dans le Morbihan, (poules de réforme et dindes) serait repris par les Volailles de Plouray.

Société mixte

L’avenir de l’amont n’est pas encore précisé. En Bretagne, Al Munajen pourrait reprendre les contrats, ainsi que le couvoir, les fermes de reproducteurs et l’usine d’aliments. LDC propose une solution avec Triskalia, Terrena et la Région Bretagne sous forme d’une société mixte. « Cette offre concerne l’ensemble des contrats des éleveurs de Doux (380 000 m²), le couvoir de La Harmoye (Côtes-d’Armor) et les fermes de reproducteurs (90 salariés), ainsi que l’usine de nutrition animale de Bannalec dans le Finistère (19 salariés) », selon Triskalia.

En Vendée, LDC et Terrena ont conclu un accord sur la reprise de l’usine d’aliments : ils se partageraient les lignes de production et les salariés, et les éleveurs pourraient rejoindre les organisations de producteurs de Terrena ou de LDC. En revanche, à Chantonnay, l’abattoir, le couvoir et les 11 fermes de reproducteurs seront fermés.

Yanne Boloh