«Les éleveurs coopérateurs doivent pouvoir adhérer à une OP au sein de leur coopérative, ou rejoindre une OP transversale », estime Véronique Le Floc’h, présidente de l’organisation des producteurs de lait (OPL), réunie en congrès le 17 mai dernier à Laval (Mayenne). La branche laitière de la Coordination rurale (CR) considère que « les coopératives n’ont pas été intégrées dans le débat sur la prise en compte des coûts de production dans le prix du lait, lors des États généraux de l’alimentation ».

Demande d’agrément

« Aujourd’hui, les coopératives peuvent demander un agrément d’OP, sans obligation pour les sociétaires d’y adhérer », précise la présidente de l’OPL. Une configuration qui implique l’existence de deux règlements intérieurs distincts, « un pour la coopérative, et un pour l’OP ».

Certaines coopératives auraient déjà engagé la démarche. « Isigny-Sainte-Mère a demandé son agrément, confie Véronique Le Floc’h. C’est peut-être un début. » Emmanuel Binois, président de l’OP transversale France Milk Board (FMB), émet cependant des réserves. « Les quelques coopératives ayant déposé un dossier d’agrément l’ont aussi fait pour des raisons fiscales. »

Cependant, l’intégration des coopérateurs au sein d’OP transversales semble compromise. « Ce n’est à ce jour pas possible, car les coopératives se déclarent comme étant des OP », constate Véronique Le Floc’h.

Vincent Guyot