«Avec le plan de filière issu des États généraux de l’alimentation, nous voulons prôner la qualité sanitaire, environnementale, et surtout économique du lait, pour que la valeur remonte au producteur », clamait Thierry Roquefeuil, président de l’interprofession (Cniel) et de la Fédération des producteurs de lait (FNPL), le 27 février au Sia. Si la valorisation du marché intérieur semble être le leitmotiv pour mieux rémunérer le maillon production, Thierry Roquefeuil estime qu’« une dynamique d’exportation est nécessaire sur des produits de forte valeur ajoutée, comme le fromage ».

Pour Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération paysanne, « un arbitrage de l’État est indispensable dans les relations commerciales entre producteurs et transformateurs. Tant qu’un prix de vente à perte, basé sur le coût de production, ne sera pas officiellement fixé, le revenu des producteurs n’évoluera pas à la hausse. » Sur le plan européen, le syndicaliste défend un système de « régulation des volumes de production en fonction du prix, pour ne pas reproduire la situation actuelle avec le stockage massif de poudre de lait écrémée ».

Vincent Guyot