Le 21 octobre, le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel) a remis à Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, sa feuille de route relative au plan de relance. « C’est un plan de transformation, un coup d’accélérateur des États généraux de l’alimentation et de notre plan de filière, explique le Cniel. Nous appréhendons ce plan de relance comme une opportunité d’atteindre plus vite nos ambitions et nos objectifs. Renforçons cet élan grâce à des appels à projets cohérents et efficaces. »

Le livre blanc relate les propositions et les demandes de financement de l’interprofession dans le cadre des trois grands volets du plan de relance gouvernemental : l’écologie, la compétitivité et la cohésion territoriale.

La souveraineté alimentaire

Sur le premier volet, la reconquête de la souveraineté alimentaire française apparaît comme un levier de premier ordre. Parmi les aides demandées figurent le soutien à l’autonomie protéique des élevages (100 millions d’euros), à la modernisation des abattoirs (130 millions d’euros), au pacte « Biosécurité et bien-être animal en élevage » (100 millions d’euros) ou encore à la formation à la négociation collective des organisations de producteurs (4 millions d’euros).

En complément du travail fait sur les exploitations, le Cniel précise également que « la quête de souveraineté alimentaire ne peut être décorrélée de la nécessaire vigilance de nos importations ».

Plateforme dédiée au livre blanc

L’intégralité du livre blanc est disponible sur une plateforme internet dédiée (1). Par l’intermédiaire de ce site, « le Cniel va accompagner les acteurs de la filière laitière pour décrypter le plan de relance et identifier rapidement les appels d’offres auxquels ils pourront être éligibles, leurs interlocuteurs et les modalités d’obtention des aides ».

A. Courty

(1) planderelance.franceterredelait.fr