Alors que la volatilité des marchés affecte régulièrement la filière laitière, certaines démarches proposent des produits à la fois dits « éthiques », pour des consommateurs toujours plus exigeants, et « équitables » vis-à-vis des producteurs. Parmi les plus répandues, les cahiers des charges Lait de pâturage (120 à 200 jours/an) combinés à une alimentation sans OGM offrent des primes comprises entre 13 et 20 €/1 000 l. Chez Lactalis, L’appel des près propose un prix réel minimum de 400 €/1 000 l garanti aux éleveurs.

« Le bien-être animal, l’utilisation raisonnée des antibiotiques et le lait bas carbone font partie du socle commun du plan de filière, a précisé Benoît Rouyer, du Cniel, lors de la conférence Grand angle lait, organisée par l’Institut de l’élevage le 26 juin. Il n’est pas question d’en faire des démarches segmentées. »

Fleurissent également des marques à vocation locales et solidaires. C’est qui le patron ? ! et Les éleveurs vous disent merci ! représentent les plus importants volumes. Pour Benoît Rouyer, il est urgent que ces initiatives se développent pour d’autres produits que le lait UHT. D’autant que la crise économique attendue à la suite du Covid-19 pourrait bien fragiliser leur positionnement.

A. Courty