Le « matériel hétérogène » (semences, tubercules, plants…), à l’opposé d’une variété (qui est bien définie et stable dans le temps), désigne une population évolutive d’individus très différents, adaptés à diverses agressions abiotiques. Le nouveau règlement européen encadrant l’agriculture biologique, adopté en 2018, ouvre la possibilité de commercialiser du « matériel hétérogène biologique » sans se soumettre aux mêmes obligations réglementaires qu’en conventionnel. Un texte, paru le 20 juillet au Journal officiel de l’UE, précise les conditions qui autorisent, par exemple, un agriculteur cultivant des populations de blés en bio à vendre ses semences paysannes à son voisin. « Le règlement permet ainsi d’élargir le spectre de semences utilisables en bio, de ne pas les restreindre à celles inscrites au catalogue », indique Fiona Marty, de la Fédération nationale d’agriculture biologique.

J.Papin