La filière française croise les doigts en surveillant la propagation de la peste porcine africaine (PPA). Trois nouveaux cas sur des sangliers ont été identifiés en Hongrie (1), à près de 200 km à l’ouest des précédents foyers (voir la carte). Les deux derniers cas se situent à moins de 4 km du premier, ce qui pourrait « témoigner d’une exposition multiple au virus ou d’un cycle déjà installé chez le sanglier […] avec le risque de voir apparaître une nouvelle zone d’endémisation de la PPA », selon la note de la plate-forme d’épidémiosurveillance (2).

Aliment contaminé

Or, il n’existe pas de vaccin. La lutte passe donc par des mesures de biosécurité, avec le nettoyage et la désinfection des camions de transport d’animaux. Les éleveurs français redoutent aussi les importations de sangliers polonais pour des chasses privées. Mais le risque principal pourrait venir de l’homme lui-même : certains cas seraient dus à des importations de denrées alimentaires contenant de la viande de porc contaminée…

Elsa Casalegno

(1) les 23 et 30 avril, et le 2 mai 2018.(2) Voir sur www.plateforme-esa.fr