«Les crises les plus fortes naissent toujours d’une baisse des prix payés aux producteurs », observe Culture Viande, dans un communiqué publié le 24 novembre. Le syndicat de l’abattage-découpe dépeint une filière porcine allant « droit dans le mur », dans laquelle « la charcuterie-salaison se délite et l’amont se refuse à regarder sérieusement les réalités du moment : risques sanitaires, bientraitance animale, qualité des viandes ». Culture Viande n’oublie pas les distributeurs, estimant que « les marges sur tous les produits transformés restent ultraconfortables ». De leur côté, FRSEA et Jeunes Agriculteurs (JA) de Bretagne, Pays de la Loire et Normandie rappellent que, « depuis début septembre, le prix du porc au Marché du porc breton subit des baisses successives pour s’établir le 26 novembre à 1,218 €/kg de carcasse. Ce prix ne couvre plus le coût de revient des éleveurs, qui se situe autour de 1,38 €/kg. » Les syndicats reprochent aux industriels un manque de dynamisme à l’export, et considèrent que « les éleveurs sont de nouveau les premiers perdants, soumis au bon vouloir de l’aval ».

Vincent Guyot