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La filière porcine encore dans la tourmente

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Le fonds porcin, destiné à soutenir les éleveurs, n’a toujours pas abouti. © C. Watier

L’interprofession est fragilisée par le départ des charcutiers-traiteurs, tandis que des dossiers cruciaux peinent à aboutir.

Alors que le pire de la crise semble surmonté, avec des cotations qui remontent enfin, la filière porcine est confrontée à ses divisions. L’avenir de l’interprofession (Inaporc) est mis à mal depuis que la Fédération des charcutiers-traiteurs (Fict) en a claqué la porte, il y a trois mois. Un départ vivement critiqué par Guillaume Roué, président d’Inaporc lors de son assemblée générale (AG), le 28 juin à Paris. Pour lui, « la pire des choses serait de tailler dans les budgets » de l’interprofession et de fragiliser les dossiers en cours : communication, étiquetage, export, sanitaire… Mais « nous allons travailler » au retour de la Fict.

Conséquence des désaccords entre les opérateurs, les démarches lancées en plein cœur de la crise n’ont pas encore vu le jour. Au grand dam des éleveurs. « L’idée, lancée en janvier, d’une plate-forme collective de vente n’a pas abouti, lançait l’un d’eux lors de l’AG du comité régional porcin Bretagne, le 23 juin à Plérin (Côtes-d’Armor). Certains soutiennent le fond porcin, d’autres disent que c’est une coquille vide. Ce n’est pas parce que le cours est remonté à 1,39 €/kg que l’on doit faire table rase. Les éleveurs ont besoin de trésorerie. » Les groupements de producteurs et leurs « querelles de chapelle » ont aussi été pointés du doigt.

Un logo visible

En revanche, la filière peut se féliciter d’un succès, celui de la campagne « Le porc français ». Le nouveau logo est bien identifié par les consommateurs. Espérons qu’il contribuera à soutenir la production, qui a reculé de 2,5 % en 2015 par rapport à 2014.

Elsa Casalegno
Étiquetage

La mention de l’origine des viandes a peu de chances d’aboutir au niveau de l’UE, selon Francis Kint, du groupe néerlandais Vion, et Jörg Altemeier, de l’Allemand Tönnies, à l’AG d’Inaporc. Cette demande n’est « pas comprise » en Europe du Nord, où c’est le bien-être animal qui est l’enjeu sociétal principal. Un point commun, en revanche, la baisse structurelle de la consommation de viandes oblige tous les opérateurs à chercher de nouveaux débouchés à l’export.

Si la réouverture de la Russie reste lettre morte, les pays d’Asie sont prometteurs. En particulier la Chine, qui « a aspiré les surplus européens et américains en quatre-cinq mois », observe Thierry Meyer, directeur chez Bigard.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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