Même si le taux de renouvellement des actifs est meilleur dans la filière ovine que dans d’autres filières agricoles, l’enjeu de l’installation est essentiel. Plus de la moitié des éleveurs ont plus de cinquante ans. Attirer, puis former et installer des candidats non issus du milieu agricole (Nima) est un défi de taille.

Mieux accompagner

« Il faudra travailler sur la communication, a estimé Alizée Chouteau, de l’Institut de l’élevage, lors du webinaire Grand angle ovin, le 4 mai. Mieux faire connaître le métier agricole dans les dispositifs d’accompagnement à l’emploi sera une piste à explorer. »

De même, la pratique est ce dont les candidats Nima ont le plus besoin dans leur formation. « Il faut trouver les moyens de faciliter les stages pratiques, a-t-elle déclaré. Ces apprentis demandent un suivi différent de celui des filles ou fils d’agriculteurs. »

Il s’agit donc de s’adapter au public, y compris dans l’accompagnement à l’installation. « Il faudra être mieux armés pour accompagner les projets atypiques et simplifier le parcours à l’installation », a souligné Alizée Chouteau.

M.-F. M.