L’obligation depuis le 5 novembre de mettre à l’abri les volailles, en raison du niveau de risque élevé vis-à-vis de l’influenza aviaire hautement pathogène, ne passe pas. « Cette décision place [les éleveurs] devant un choix impossible : enfermer leurs animaux la majeure partie de l’année, quand cela leur est possible, et renier leur mode d’élevage ; ou cesser leur activité sous la menace des sanctions », s’agace la Confédération paysanne, dans un communiqué publié le 15 novembre.

Le même jour, la Confédération paysanne, le Modef, Agir pour l’environnement, Sauve qui poule, l’Association nationale d’aviculture familiale, indépendante et citoyenne (Anafic), Miramap, Bio Consom’acteurs et la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) ont déposé un recours devant le Conseil d’État. Ceci afin de faire annuler l’obligation de mise à l’abri des volailles. La Confédération paysanne estime notamment que la claustration conduit à « tromperie massive des consommateurs et consommatrices en vendant comme du “plein air” des produits qui ne le seront plus ».

V. Guyot