«Le risque que représente l’élevage en plein air est tout à fait mineur au regard de la faune sauvage, des transports et de la densité », estiment la Confédération paysanne et le Modef, dans un communiqué publié le 30 avril. Considérant que ces élevages « sont victimes de cette crise mais n’en sont pas la cause », les deux syndicats proposent dans un « pacte » une série de mesures pour lutter contre le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène. Ils appellent notamment à réduire la densité d’animaux sur certains territoires, en fixant « une limite de trois canards au m2 pour les élevages avec bâtiment » durant l’hiver.

La Conf’ et le Modef suggèrent aussi de « limiter les déplacements de canards prêts à gaver au sein d’une même zone ». En cas de foyer en élevage, les syndicats préconisent d’« abattre principalement sur place pour éviter la contamination par le transport d’éléments contaminés ». Dans les zones peu denses, ils souhaitent proscrire les abattages préventifs au sein des « élevages autarciques ».

V. Guyot