«De l’avis des scientifiques, en période à risque, la mise à l’abri de tous les animaux pour les protéger d’une contamination [de l’influenza aviaire] par les oiseaux sauvages est une nécessité temporaire et ne remet absolument pas en cause la pratique de l’élevage en plein air », assure le Cifog (1), dans un communiqué publié le 5 février. Pour l’interprofession, « l’accès au parcours reste une priorité, quel que soit le modèle de production. »

Mais la Confédération paysanne et le Modef ne l’entendent pas de cette oreille. Le 3 février, les deux syndicats ont lancé une « semaine de mobilisation nationale pour la défense de l’élevage plein air ». Ils plaident notamment pour le maintien de la dérogation « plein air ». Celle-ci permet aux élevages de moins de 3 200 palmipèdes de conserver leurs animaux en extérieur pendant la période à risque de contamination par l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP). « La réponse aux crises sanitaires n’est pas de mettre les animaux en bâtiment et d’abattre massivement des volailles saines, estiment la Confédération paysanne et le Modef. D’autres pistes existent pour éviter ce type d’épidémie : baisser la densité d’animaux élevés, réduire les transports d’animaux vivants, revoir la segmentation des filières et la spécialisation des territoires. »

Étudier la piste du vaccin

Parmi les autres pistes envisagées pour lutter contre l’IAHP, le Cifog souhaite passer à la vitesse supérieure concernant la stratégie vaccinale. À l’occasion du déplacement du Premier ministre Jean Castex dans les Landes, le 5 février, l’interprofession a porté sa demande de création d’un groupe de travail sur le sujet de la vaccination. « Il s’agit d’étudier toutes les données relatives à cette solution qui ne peut être immédiate, mais qui doit être une piste de travail, et qui ne doit pas mettre en péril l’ensemble des filières avicoles », indique le Cifog.

Vincent Guyot

(1) Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras.