Lors du dernier Comité national de gestion des risques qui s’est tenu le 20 janvier dernier, les dossiers de six départements ont été ajournés au 18 février. Un coup de massue pour les exploitants touchés par la sécheresse de 2020, qui devront encore faire preuve de patience pour espérer toucher leurs indemnisations.

En cause ? Des décalages de diagnostic entre les enquêtes de terrain validées par les comités départementaux d’ex­per­tise et l’évaluation menée par le ministère de l’Agriculture. « Dans certains départements, le taux de perte fourragère avoisine 60 %. On ne peut pas refuser ces dossiers, confie Joël Limouzin, élu FNSEA au FNGRA. Les outils nationaux ne prennent pas en compte l’effet cumulatif des sécheresses et l’état des stocks. » Alors que les évènements climatiques se répètent, l’élu souhaiterait faire évoluer les critères d’accès au fonds de calamités agricoles.

C’est l’objet de la réforme des outils assurantiels, prévue initialement en juillet 2020. Mais en attendant, la colère gronde. À Dijon et à Nevers, les syndicats JA et FDSEA ont prévu, le 29 janvier, des actions pour rencontrer leurs préfets.

A. Gambarini