La crise économique qui a touché les éleveurs porcins ces deux dernières années est bel et bien finie. Les acteurs de la filière ont donc l’esprit libre pour parler « débouchés ». Lors de l’assemblée générale de l’interprofession porcine (Inaporc), le 27 juin à Paris, représentants des éleveurs, des abatteurs et des distributeurs ont débattu de la segmentation nécessaire pour reconquérir un consommateur qui mange moins de viande et met en avant davantage d’exigences en termes de santé, de bien-être animal et d’origine des produits. « Nous souffrons d’un produit trop standardisé et d’un manque d’offre diversifiée », a résumé Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine. Au sein de l’interprofession, les uns appellent à une politique collective de filière à partir du socle « Le porc français », à l’instar de son président Guillaume Roué. D’autres préfèrent favoriser l’initiative privée des entreprises.

La Chine, devenue premier client de la France en 2016, était également à l’honneur, avec la présence d’une délégation de l’Administration en charge des importations.

Elsa Casalegno