« Les producteurs sont exaspérés. Alors qu’ils ont investi fortement dans la valorisation de leurs produits à travers des démarches agroécologiques, dont la réduction importante de l’utilisation des pesticides, et pour la qualité des produits, ils se voient spoliés de leur travail par l’importation », constate Légumes de France.

Début mai, le réseau de la fédération a visité des enseignes de la distribution pour effectuer des relevés de prix et d’origine sur différents produits. « Les retours montrent que des enseignes persistent à présenter trop de produits d’importation, notamment en tomates, qui sont au démarrage de la grosse période de production. »

Depuis plusieurs semaines, le marché de la tomate est dans une situation tendue, et les producteurs se voient dans l’obligation de donner des centaines de tonnes et d’en détruire une partie, les réseaux d’association d’aide alimentaire étant arrivés à saturation. Le syndicat s’est donné rendez-vous mardi 28 mai 2019 pour une « opération coup de poing » à Rungis, pour dire non à ces importations massives, en particulier d’Espagne, des productions légumières, et préserver la production française, en dénonçant cette concurrence déloyale.

J. Papin