«Déçu » du rejet des amendements qui visaient à graver dans la loi la sortie du glyphosate, le ministre Hulot reste confiant sur l’objectif d’interdiction de l’herbicide d’ici à 2021. « Ce qui compte, c’est que cette politique soit réalisée », a-t-il déclaré, annonçant « lancer un plan d’action pour expertiser toutes les alternatives qui existent au glyphosate ». Un plan qu’il compte « confronter avec les partenaires et notamment la FNSEA ». Une mission parlementaire sur le glyphosate, pour « s’assurer de la progression des travaux nécessaires » est envisagée par Richard Ferrand, patron du groupe LREM à l’Assemblée Nationale.

De son côté, Emmanuel Macron a assuré que Nicolas Hulot avait sa « confiance », et a indiqué sa volonté de continuer avec la même équipe gouvernementale. Le président a averti qu’il prendrait ses « responsabilités » sur le glyphosate si le monde agricole n’était pas « au rendez-vous » dans trois ans. « Il y aura un point de rendez-vous et si les choses n’avancent pas dans trois ans, on passera par la loi », a-t-il indiqué.

A.M.