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L’effet « climatiseur » de l’irrigation

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Selon Jean-François Berthoumieu, la différence moyenne de température entre des maïs irrigués et des chaumes est de 7,5 °C. © Christian Watier

Selon le président du cluster « Eau et adaptation au changement climatique », l’irrigation crée un microclimat dans les campagnes.

«Irriguer les cultures a un effet de régulation thermique à grande échelle », a affirmé Jean-François Berthoumieu, président du cluster Eau et adaptation au changement climatique, lors d’une conférence organisée à Innov-Agri, à Ondes, le 4 septembre dernier par La France agricole. L’évapotranspiration des végétaux, plus importante dans des situations non limitantes en eau, fait baisser significativement la température de surface sur les parcelles. En effet, environ 50 % de l’énergie solaire est « utilisée » par les plantes et ne réchauffe par conséquent pas l’air. L’irrigation des cultures favorise ce phénomène et contribue à faire baisser la température extérieure. « Entre des parcelles irriguées et conduites en sec, nous avons mesuré des différences de température de surface de l’ordre de 4 à 5 °C en été », a précisé Jean-François Berthoumieu.

Selon le spécialiste, l’eau devrait être stockée pour être mobilisée lors des épisodes de canicule. « Il faut que ceux qui nous représentent au gouvernement comprennent que dans vingt ou trente ans, il fera encore plus chaud, et que l’on a perdu vingt ans à ne pas se préparer à ces conditions caniculaires estivales », a-t-il insisté.

Hélène Parisot

Bassins 2.0

Jean-François Berthoumieu s’est prononcé en faveur du stockage dans des lacs de « nouvelle génération ». Ceux-ci se caractérisent notamment par le prélèvement à hauteur variable. Ce système a pour intérêt de rejeter une eau de meilleure qualité physico-chimique, en particulier plus riche en oxygène. En effet, celle prélevée en profondeur en est dépourvue, ce qui est dommageable en aval. L’investissement est majoré de 10 à 15 % « mais il faut associer la nécessité d’avoir plus d’eau et une biodiversité plus importante », a-t-il affirmé.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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