La loi de santé animale (LSA) aura des répercussions directes sur la gestion de la fièvre catarrhale ovine (FCO) et sur les exigences liées aux échanges européens de ruminants. Dès son entrée en vigueur, l’envoi d’animaux devra se faire sous couvert de vaccination contre les séro­types (4 et 8) présents en France continentale au moins 60 jours avant leur départ vers un autre État membre de l’UE.

« Dans la majorité des cas, la première injection doit avoir lieu au moins 81 jours avant le départ. Afin de pouvoir envoyer des animaux avec la garantie de la vaccination le 21 avril prochain, ces derniers devront avoir reçu leur première injection de primo-vaccination au plus tard le 30 janvier 2021 et la deuxième injection au plus tard le 20 février », détaille GDS France le 7 janvier (1).

Une seconde modalité est possible mais « plus accessoire », ajoute Françoise Dion, vétérinaire conseil à Races de France et référente sur les exigences sanitaires à l’exportation pour les ruminants vivants. Dans ce deuxième cas de figure, « les animaux doivent être vaccinés contre les sérotypes 4 et 8 et une PCR (affichant un résultat négatif) doit être réalisée au moins 14 jours après la mise en place de l’immunité vaccinale », informe GDS France.

Fin des accords bilatéraux

Par ailleurs, la LSA supprime la possibilité de négocier des accords bilatéraux entre États membres. Des modalités dérogatoires viendront se substituer, mais nécessitent d’être préalablement acceptées par les pays destinataires dans le cadre d’un accord multilatéral. Or, « le positionnement des États membres, en particulier celui de l’Italie et de l’Espagne, n’est pour l’heure pas connu, souligne Françoise Dion. Nous partons donc du principe que la vaccination contre les séro­types 4 et 8 depuis au moins 60 jours est la seule possibilité à ce stade. »

Lucie Pouchard

(1) Note rédigée en commun par Races
de France, La Coopération agricole et GDS France dans le cadre du groupe technique des organisations professionnelles agricoles sur la LSA.

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