Dans un avis publié le 26 septembre 2019, l’Anses (1) « recommande que l’apport en cadmium par les matières fertilisantes, qu’il s’agisse d’engrais industriels ou de déchets utilisés pour fertiliser les cultures comme le fumier, n’excède pas un flux de deux grammes de cadmium par hectare et par an ».

L’Agence recommande également que la concentration en cadmium des engrais minéraux phosphatés soit inférieure à 20 mg/kg P2O5. Ces propositions visent à mieux protéger les consommateurs et les travailleurs en limitant leur exposition à ce métal lourd, fortement surveillé car classé « cancérogène certain pour l’homme » par le Circ (2).

À ce jour, l’Unifa (3) « n’est pas en mesure d’évaluer les conséquences de cet avis sur la réglementation des fertilisants en France et en Europe ».

Hélène Parisot

(1) Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. (2) Centre international de recherche sur le cancer. (3) Union des industries de la fertilisation.