«Qu’une entreprise, singulièrement une entreprise française, puisse déposer un recours à la Cour de justice de l’UE pour cacher l’origine des produits au consommateur, objectivement les bras m’en tombent. » Telle est la réponse de Julien Denormandie formulée au député Richard Ramos (Modem) lors de la séance des questions au gouvernement le 30 mars. Le parlementaire a interpellé le ministre de l’Agriculture au sujet de l’annulation par le Conseil d’État du décret imposant l’étiquetage de l’origine du lait le 10 mars dernier, à la suite d’une saisine par Lactalis.

La Cour de justice de l’Union européenne avait jugé qu’un tel étiquetage ne pouvait être obligatoire que s’il y avait un lien avéré entre les propriétés d’une denrée et sa pro­venance. Mais le dossier n’est pas clos. Julien Denormandie a déclaré soutenir, dans le cadre de l’examen du projet de loi climat, un amendement « visant à pouvoir rétablir l’origine du lait a minima […] pour du lait venant de l’UE ». Le ministre assure également vouloir porter « ce combat sur l’origine au niveau de l’Europe ».

A. C. avec l’AFP