«Nous devons faire progresser les volumes commercialisés sous signe officiel de qualité et de l’origine (SIQO) en y intégrant une logique de couverture des coûts de production », assure Gilbert Delmond, vice-président d’Elvea, lors du congrès national de l’association le 5 septembre à Paris.

Alors que le plan de la filière viande bovine, résultant des États-généraux de l’alimentation, fixe l’objectif de 40 % de viande issue de la démarche label rouge à l’horizon 2023, « Elvea France soutient le déploiement du label rouge avec un objectif intermédiaire de 10 à 20 % d’animaux provenant des élevages du réseau commercialisés dans ce circuit d’ici à la fin 2020 ».

Pour Bruno Dufayet, président de la Fédération nationale bovine (FNB), l’enjeu est d’enrayer la décapitalisation. « Cela fait vingt ans que l’on fait des discours, mais rien ne change. Les cours restent très bas et les importations pourraient devenir une nécessité. » Le syndicaliste estime qu’« il est temps de ramener de la valeur dans les cours de ferme. Le plan a été fait pour être respecté. L’objectif n’est pas d’élaborer un morceau de viande, mais de construire la filière de demain. »

Vincent Guyot