L’association Générations futures, qui milite contre les pesticides de synthèse, a publié le 17 juin 2020 un document dénonçant la présence de produits phyto cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) ou suspectés d’être des perturbateurs endocriniens (PE) dans l’eau du robinet dans l’Hexagone.

L’eau potable, « aliment le plus contrôlé en France », répond à des normes très strictes, explique Maryllis Macé, directrice du Centre d’information sur l’eau, qui représente les professionnels de la gestion de l’eau. Pour les pesticides, « on ne doit pas dépasser 0,1 μg/l et par molécule », et 0,5 μg toutes substances confondues. » Elle souligne, en outre, que le rapport de Générations futures « ne dit rien sur le risque » pour les consommateurs. Selon l’Anses (1), ces limites de qualité, fixées par l’Union européenne, « ne correspondent pas à des seuils sanitaires ».

H. P.

(1) Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.