Pour la première fois, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a évalué l’impact économique que pourrait avoir une augmentation du taux de carbone dans les sols de 0,4 % par an à l’échelle mondiale pendant trente ans. Ce stockage, calqué sur l’objectif de l’initiative « 4 pour 1 000 » lancée en 2015, pourrait « potentiellement stimuler la production mondiale de trois grandes cultures, maïs, blé et riz » à hauteur de 135,2 milliards de dollars américains par an (Md$/an). Par ailleurs, la contribution à l’atténuation des changements climatiques permettrait à la société d’économiser environ 600 Md$/an. Enfin, la diminution des besoins en irrigation engendrerait une économie de 44 Md$/an. Selon l’UICN, ces résultats sont atteignables grâce à « l’adoption à grande échelle de pratiques durables », telles que l’agriculture biologique, l’agroforesterie ou encore l’agriculture de conservation.

Hélène Parisot