Le Centre d’études et de prospective (CEP) du ministère de l’Agriculture estime que certaines mesures des programmes de développement rural (PDR), gérés par les Régions, n’ont pas les effets escomptés. Ainsi, les aides à l’installation semblent avoir « peu d’impact » sur le renouvellement des générations et les MAEC « des effets limités » sur la biodiversité ou sur la qualité de l’eau, rapporte le CEP dans une note de mars 2021.

Cette dernière fait la synthèse des premières évaluations des mesures des PDR (2019), réalisées dans différentes régions. Les jeunes installés sans DJA évoquent la complexité des dossiers ou la « faible attractivité » des montants au regard du coût de la reprise, notamment dans les régions de grandes cultures (Centre, Picardie), note le CEP. La note relève aussi que, selon les évaluateurs, l’ICHN participe efficacement « au maintien de surfaces toujours en herbe favorables à la biodiversité », mais qu’ils s’interrogent sur le fait que l’ICHN ne repose pas sur « le respect d’un cahier des charges précis », mais « sur des critères de localisation ». Pour 2014-2020, l’enveloppe des PDR était de 16,3 milliards d’euros (Mds€), dont 11,4 Mds€ pour le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) et 4,9 Mds€ de financements nationaux.

M. S.