L’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a officialisé, la semaine dernière, l’explosion des effectifs de loups. Ils seraient 430 selon leurs calculs, soit un taux de croissance annuel de 20 %. Pour l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales (USAPR), qui rassemble des élus de toute la France, une adaptation de la loi s’impose. « Les tirs de défense, simple ou renforcée, doivent être inscrits comme moyen de protection. Ils doivent être autorisés de façon inconditionnelle en cas d’attaques ou de velléités d’attaques sur les troupeaux, où que l’on soit en France », estiment-ils, faisant le constat d’un pastoralisme « en grand danger ».

Les élus souhaitent également le renforcement des équipes de la brigade rattachée à l’ONCFS et rappellent que la problématique des loups relève de la responsabilité de l’État. Elle « ne peut être transférée aux départements, ou à toute autre collectivité territoriale, sans risque de rupture d’équité et d’efficacité ».

M.-F. Malterre